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« Une rentrée ensoleillée ! »

C’est le titre retenu par le maire en première page du dernier journal de Pernes pour qualifier la rentrée scolaire, ajoutant : « la rentrée s’est déroulée dans le calme et la sérénité… avec des structures et des effectifs stables ».

Parler d’effectifs stables est un peu fort de café, au vu des chiffres officiels qui montrent au contraire une baisse inquiétante du nombre d’enfants dans les écoles publiques pernoises ces dernières années. D’ailleurs, tous les indicateurs démographiques de la commune traduisent cette perte de vitalité : baisse de la population (10 069 habitants selon l’INSEE), forte proportion de personnes âgées et nombre de naissances en chute libre (moins de 100 par an, contre 120 en 2002), diminution de la taille des ménages… et construction de logements en berne, avec une offre quasi inexistante de logements sociaux. Résultats : le nombre d’enfants en âge de fréquenter nos écoles se réduit inexorablement. Et s’il n’y a pas eu, ces deux dernières années, de nouvelle fermeture de classe, c’est grâce à l’apport d’élèves de l’extérieur.

Quels sont les chiffres ?

Globalement, dans les écoles maternelles et primaires publiques (hors l’école intercommunale des Garrigues que fréquentent seulement 14 Pernois), la population scolaire est passée de 842 à 802 élèves entre 2014 et 2017, soit 40 enfants de moins. Seule, l’école des Valayans maintient ses effectifs.

Au collège Doche, la baisse est significative : 657 élèves en 2014 et 606 en 2017, soit moins 51 élèves. Et ce qui est le plus inquiétant pour l’avenir, c’est la faible part des élèves pernois : 440 seulement en 2017, une baisse de 27 élèves par rapport à l’an dernier.

Seule consolation pour l’activité communale, la hausse des effectifs de l’école privée Saint-Joseph. Elle compense, presque à elle-seule, la chute des quatre écoles maternelles et primaires publiques : 35 enfants en plus en quatre ans (193 contre 158). Cette progression de 22 % a conduit à la création d’une nouvelle classe.

Le maire de Pernes minimise en permanence les mauvaises nouvelles et cette situation des effectifs scolaires en est une. Jusqu’à quand va-t-on pouvoir parler de « rentrée sereine » ? Va-t-on bientôt assister à la disparition du collège ? L’école J. Moulin (moins 29 élèves depuis 2014) est-elle encore sous la menace d’une suppression de classe ?
Cette situation est bien le résultat d’une politique du logement délibérée et l’absence d’initiative, avec comme conséquence l’affaiblissement de la commune.