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Transports collectifs : ce n’est pas pour demain !

Pernes reste à l’écart d’une desserte correcte en transports en commun et va le rester longtemps. Preuve en est la décision du 25 octobre des Sorgues du Comtat de ne surtout pas s’en mêler. Notre communauté de communes avait l’occasion, lors de la modification des statuts applicables au 1er janvier 2017, de permettre des accords avec nos voisins, la COVE ou la COGA, pour des extensions de lignes de bus qui assureraient une desserte correcte de Pernes et la relieraient plus facilement à Carpentras, Avignon et autres villes proches. Mais la demande argumentée de Robert IGOULEN en Conseil communautaire, n’a pas été acceptée.

On se contente de peu !

Les statuts des Sorgues du Comtat prévoient, depuis 2001 ( !) comme unique compétence en matière de transports « l’étude des besoins en vue d’établir un schéma de desserte ». Autant dire, un bel écran de fumée et aucune volonté d’améliorer les choses. En 15 ans, même cette étude des besoins n’a pas été faite. « On va la lancer ! », dit-on depuis près de trois ans à Robert IGOULEN.

Que fait le maire de Pernes ?

S’il partage le diagnostic et reconnait que Pernes, dans ce domaine, est une commune quasi-sinistrée, il ne fait rien pour changer les choses. Ni au niveau communal, comme d’autres maires l’ont fait, ni au niveau des Sorgues du Comtat où il reste muet.
La promesse faite au président, maire de Monteux, de ne jamais afficher ses divergences au sein de l’intercommunalité, a des limites lorsqu’il s’agit de l’intérêt général de notre population. Reconnaissons que ce même maire-président a bataillé ferme de longues années pour satisfaire les besoins des Montiliens, avec une gare toute neuve sur la ligne Avignon- Carpentras et la mise en place de plusieurs lignes de bus pour bien desservir les différents quartiers de Monteux (d’ailleurs financées par le budget communal). Mais lorsqu’il s’agit de répondre à la situation pernoise, il n’y a plus personne.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Les Pernois dépendent des seules initiatives du Conseil départemental avec le réseau « Trans Vaucluse », qui se targue de proposer toujours plus de nouveautés et de nouvelles lignes (il a parlé à la rentrée de « révolution » !). La ligne 13 Carpentras-Cavaillon, assurée par Raoux-Voyages, et qui s’arrête à Paul de Vivie, La Nesque, Charles de Gaulle et Prato III, a amélioré ses fréquences. Mais elle ne fonctionne pas les dimanches et jours fériés et il faut aller au centre commercial Intermarché pour les titres de transports.
Trans Vaucluse a mis en service récemment, du lundi au vendredi, la ligne 20 Carpentras-Avignon Agroparc, avec quatre passages à Pernes dans la journée. Durée du trajet : 1h.
Qui est parfaitement informé de ces services ?

Changeons vraiment les choses !

Si l’on veut vraiment inciter les habitants à utiliser les transports en communs – et pas seulement ceux qui n’ont pas d’autre choix – il faut s’en donner les moyens. A commencer par l’aménagement au centre-ville d’un quai adapté, suffisamment dimensionné, protégé de la circulation et des intempéries, doté d’un parking vélos sécurisé notamment pour les élèves qui fréquentent les établissements voisins. La mise en place d’une navette régulière en minibus pour accéder aux zones d’activités de Prato, à la nouvelle gare de Carpentras et au pôle santé, faisait partie du programme municipal de « pernes Dynamique et Solidaire ».

Regardons concrètement les modalités pratiques de ces mesures et leur coût… et faisons de nouveaux choix d’investissement dans le budget communal, si l’intercommunalité reste sourde à nos demandes.