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Splashworld Monteux : l’inquiétude grandit !

La saison terminée, les dirigeants du parc aquatique de Beaulieu ont indiqué, selon leur habitude, que tout allait bien. Bilan positif selon eux. Taux de satisfaction de la clientèle en augmentation. Même si l’ouverture du site, avec ses 25 attractions, s’est faite, cette année, avec trois semaines de retard, ce qui explique en partie, mais en partie seulement, la baisse importante de fréquentation. Car après avoir enregistré 280 000 entrées en 2016, le premier parc à thème aquatique de France n’a accueilli en 2017 que 160 000 personnes, soit une baisse de 43 % !

Donc autant de recettes en moins, ce qui ne permet toujours pas à la société de faire face à ses difficultés financières et de régler ses dettes. Plusieurs fournisseurs en font les frais, et les Sorgues du Comtat attendent toujours le paiement du solde du prix des 4,7 ha de terrain vendus en… mars 2014 !… un manque à gagner de 3 485 932 €.

Lors du Conseil communautaire du 30 octobre 2017, Robert Igoulen, conseiller de Pernes, a officiellement demandé au président Christian Gros où en était le contentieux, sachant que les responsables de la société venaient d’annoncer publiquement (journal La Provence du 12 octobre) « souhaiter sortir avant la fin de l’année du règlement judiciaire décidé par le Tribunal de commerce d’Avignon ». Ajoutant : « les investisseurs sont présents à nos côtés… l’apurement du passif aura lieu en même temps ».

Or, à mi-novembre, rien n’est réglé. C. Gros a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’administrateur judiciaire chargé de transmettre son plan de redressement aux créanciers. Deux propositions étaient à l’étude pour solder la dette à la collectivité : un paiement en dix ou en cinq annuités, avec évidemment des dispositions différentes concernant le renoncement aux intérêts de retard et pénalités. La collectivité laissera des plumes, c’est évident, dans l’accord financier qui devra être approuvé. Mais cet accord ne réglera pas le problème de fond, qui est celui du modèle économique d’un tel projet : des investissements et des coûts d’exploitation importants, pour une ouverture au public inférieure à trois mois par an (sans compter les aléas climatiques, notamment le mistral), sur un site encore en cours de fabrication.

Aujourd’hui, les difficultés de la société ont des répercussions directes sur la situation financière de l’opération Beaulieu qui continue à présenter un déficit de trésorerie abyssal. Une situation qui n’ébranle pas le président C. Gros, qui préfère parler de l’avancement du chantier du parc SPIROU et de son ouverture pour le mois de juin 2018.
On en saura plus à l’occasion de la présentation prochaine du projet d’accord sur le règlement de la dette.