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Splashworld : le problème devient sérieux !

Bien que le président des Sorgues du Comtat se dise confiant comme à son habitude, la question du devenir du parc aquatique de Beaulieu à Monteux est posée et bien posée si l’on se réfère aux derniers rebondissements judiciaires.
Après la procédure de sauvegarde prononcée par le Tribunal de Commerce d’Avignon le 11 janvier dernier, voilà que la société « Les Parcs du Sud », propriétaire du parc Splashworld, vient de faire l’objet, mercredi 17 mai, d’un redressement judiciaire.

Lorsque Robert IGOULEN avait fait part officiellement de ses inquiétudes à Christian GROS le 7 février au Conseil communautaire, suite à la première décision du tribunal, ce dernier s’était contenté de rapporter les propos optimistes tenus dans la presse par le directeur général de la société. En résumé, cette décision était une nécessité, pour accélérer la procédure d’augmentation du capital social de 6 M€ et faire de nouveaux investissements. L’administrateur judiciaire avait confirmé qu’il n’y avait aucun problème. Aucune inquiétude donc, ni pour les entreprises qui n’avaient pas été payées de leurs travaux, ni pour les Sorgues du Comtat qui attendaient le règlement d’une dette de 3,5 M€ correspondant au prix du terrain… une paille !

Mais cette fois, c’est sérieux. Le redressement judiciaire et la déclaration de cessation de paiement liée concernent bien des entreprises en difficultés et n’annoncent jamais une situation très favorable. Certes, l’activité se poursuit, mais dans le cadre d’un traitement sous contrôle judiciaire. Certes, Splashworld (qui vient de changer de président) a annoncé l’ouverture de sa nouvelle saison pour le 3 juin en présentant trois attractions supplémentaires, mais il faudra honorer les dettes.

La question se pose de savoir si les recettes d’exploitation, qui restent dépendantes d’une fréquentation sujette à de nombreux aléas, couvriront bien toutes les charges. La saison estivale qui commence est donc déterminante pour la survie du parc.
Si l’exploitation répond à toutes les espérances, on aura « la chance » de vivre de nouvelles saisons. Dans le cas contraire, c’est une véritable catastrophe que devront gérer tous les partenaires du site de Beaulieu… sans parler des conséquences financières pour l’intercommunalité.