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Se protéger contre le dérèglement climatique

Nos territoires sont bouleversés. Nos biens sont fragilisés. Nos vies sont menacées. Ici et ailleurs, les dégâts sont chaque fois plus violents et les sinistrés plus nombreux. Après la sécheresse de cet été et ses conséquences sur notre environnement et notre vie quotidienne, les pluies diluviennes de ces derniers jours nous ont rappelé une nouvelle fois que ces épisodes climatiques exceptionnels sont devenus réguliers et qu’il fallait vivre avec.
Ils ont, une fois encore, dévasté nos paysages, inondé nombre d’habitations, dégradé nos routes et nos talus et surtout traumatisé de multiples familles.

Nos rivières sont de nouveau sorties de leur lit. A Pernes, rien de comparable avec la situation qu’ont connues les communes des départements voisins, mais les eaux de la Nesque ont envahi rapidement les berges, charriant végétaux et autres troncs d’arbres, sans toutefois provoquer de drame. Mais jusqu’à quand ?

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Cette photo a été prise dimanche 24 novembre en fin de matinée dans le centre de la ville, dans la partie canalisée de la Nesque, après de plus hautes eaux la nuit précédente. Pas de désastre, juste des déchaussements de bordures et plusieurs m3 de matériaux déplacés. Du travail en perspective pour nos services techniques qui viennent ici régulièrement.

Quartier du Coudoulet, la situation devient grave !

Les dégâts les plus sérieux ont été enregistrés plus en aval, quartier du Coudoulet, après le pont SNCF, où plusieurs habitations en bord de rivière ont encore souffert, fragilisées par des berges de plus en plus instables. Des études avaient été réalisées à l’initiative du Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Nesque (SIAN), présidé par le maire de Pernes, fin 2016, recommandant d’importants travaux. Sauf que ces travaux modifiaient les conditions d’écoulement de la rivière et n’ont donc pas été engagés. Mais devant une situation qui devenait gravissime, le préfet de Vaucluse a obtenu en 2019, du ministère de la transition écologique et solidaire, le financement d’une étude plus complète, d’un montant de 60 000 €. Nous venons d’apprendre que cette étude n’a pas été faite, faute d’initiative du SIAN et de son président, maire de Pernes.

A chaque épisode de fortes pluies, de nombreux quartiers de Pernes connaissent des situations difficiles. Des routes et des rues sont inondées, en raison de conditions d’évacuation des eaux insuffisantes. Les chemins de Fontblanque et du Peyrard, comme beaucoup d’autres, n’y échappent pas.

 

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Cela rend d’autant plus préoccupants les projets de développement envisagés par la municipalité sur le secteur proche de l’Argilouse et qui prévoient la réalisation de 98 nouveaux logements, sans que les problèmes d’évacuation des eaux pluviales n’aient été réglés.

Le PLU doit être corrigé !

La vigilance s’impose. Le développement de la ville ne doit plus être pensé comme auparavant. L’imperméabilisation continue des sols doit être stoppée. Les nouvelles constructions doivent se faire absolument à l’intérieur de la zone urbaine. Les aménagements de places doivent privilégier les espaces végétalisés et les plantations d’arbres. Le Plan Local d’Urbanisme de la commune, récemment approuvé, sans les voix des élus de Pernes Dynamique et Solidaire, doit être corrigé pour mieux prendre en compte les enjeux climatiques.