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Population de Pernes : la fin de la baisse ?

L’INSEE vient de livrer, en ce début d’année, les chiffres officiels de la population pour toutes les communes de France. L’occasion pour Pernes de voir si la dégringolade enregistrée ces dernières années s’est enfin arrêtée, en dépit des réactions du maire qui conteste des résultats qui évidemment ont des conséquences négatives multiples.

Officiellement, notre commune compte donc désormais 9 883 habitants, soit 317 de plus que le chiffre publié l’an passé. C’est la population dite légale au 1er janvier 2017. La perte, sur les dix dernières années, n’est donc plus que de 820 habitants, puisque la commune comptait en 2007, 10 703 personnes.

Nous n’entrerons pas dans la polémique engagée par le maire sur la façon dont l’INSEE parvient à ses résultats, sachant effectivement qu’ils ne résultent pas d’un recensement annuel exhaustif, mais de recensements partiels par 1/8ème tous les ans. Mais lorsque cet organisme, à priori sérieux et compétent, publie depuis plusieurs années un chiffre de population en baisse, il y a de quoi se poser des questions.

Dans le journal de Pernes publié mi-décembre, le maire, particulièrement compétent en matière de statistiques (!), annonçait, au regard « de valeurs précises, concrètes, réelles, prises sur le terrain », une population de 10 909 habitants. Que dire ?

Ce qui est important aujourd’hui pour notre commune, c’est que l’INSEE affiche l’arrêt de la baisse. Espérons qu’il s’agit là d’une première bonne nouvelle, car, nous le disions, les conséquences sont énormes, sur le plan économique (activités commerciales et artisanales) et financier (recettes fiscales), mais aussi sur le fonctionnement des services publics, en particulier des écoles. Le fait d’être officiellement en dessous de 10 000 habitants, réduit notamment les aides de l’Etat.

A noter que, pour la première fois, la population des Sorgues du Comtat (5 communes) compte désormais plus de 50 000 habitants, 50 051 exactement.

Le développement communal doit s’organiser en permettant la construction de nouveaux logements, dans le respect des quartiers, de l’environnement et du patrimoine existants. Il faut agir sur les logements vacants en trop grand nombre et ne pas considérer que le nombre important de permis de construire accordés traduit une hausse des résidences principales occupées par des ménages à l’année.