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Mixité sociale : Pernes touche le fond !

Décidément, la situation de Pernes en matière de logement social ne s’améliore pas, au contraire. Le Préfet vient d’ailleurs de le rappeler avec fermeté au maire par un arrêté du 22 décembre 2017. La carence de notre commune a été à nouveau confirmée, ainsi que la pénalité financière qui va avec.
Compte tenu du dernier bilan réalisé par les services de l’Etat, la ville est encore doublement pénalisée au plan financier. En plus du prélèvement de base lié au nombre de logements manquants, la majoration pour non-respect des engagements pris vient d’être fixée, pour les 3 ans qui viennent, à 75 %. On saura dans quelques semaines le montant total à payer en 2018, sachant qu’il était de 223 516 € en 2017… 1,5 M€ sur les 10 dernières années !

Le maire ne fait pas mystère de sa politique, centrée depuis toujours sur la protection du patrimoine historique, la création de musées, la multiplication des fêtes… ce qui n’est pas une faute en soi, sauf qu’elle oublie volontairement de répondre aux besoins d’une partie de la population qui est obligée de quitter la commune par manque de logements et de terrains accessibles, avec toutes les conséquences économiques et sociales que l’on connaît.
Les demandeurs officiels de logements locatifs sociaux (souvent des jeunes ménages pernois ou des personnes âgées) étaient au nombre de 157 à fin 2016, et ce chiffre ne cesse de croître bien que beaucoup renoncent à constituer un dossier sachant que l’offre est inexistante. Résultat : ils s’installent dans les communes voisines et notre ville s’appauvrit.

La parole du maire n’est plus respectée par l’Etat.

Le taux de logements sociaux continue de baisser. Il est l’un des plus bas de la région. Les seules opérations engagées le sont à l’initiative du préfet. Le maire n’a plus son mot à dire, y compris sur les attributions des quelques logements qui sont livrés. Les explications qu’il fournit pour justifier la pénurie sont balayées par la préfecture. Sa parole n’est plus respectée, car depuis des années les objectifs sur lesquels il s’engage ne sont pas tenus. C’est ce qui explique encore une fois la majoration de la pénalité.
D’autres communes proches qui manquaient de logements accessibles ont fait les efforts nécessaires. Et même si les quotas fixés par l’Etat ne sont pas atteints, la volonté politique de répondre aux besoins est reconnue. Ainsi, les communes de Mazan et Monteux ont récemment bénéficié de la levée de carence.

Derrière l’image d’une commune animée, où il fait bon vivre, prisée par des retraités aux ressources confortables, il y a une réalité plus sombre. Celle de nombreux ménages en difficultés, d’une commune qui perd ses forces vives, dont les effectifs scolaires diminuent, dont l’activité commerciale et artisanale souffre.
Le passage de la population à moins de 10 000 habitants va réduire davantage les dotations de l’Etat et notre crédibilité au sein de l’intercommunalité, dont les pouvoirs ne cessent d’augmenter, va encore baisser d’un cran ! Une autre politique est nécessaire et urgente !