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Manque de concertation : ça suffit !!

La concertation sur les projets municipaux n’est pas dans l’ADN du maire. Ce n’est un secret pour personne. Mais les Pernois, qui s’en accommodaient plus ou moins depuis plusieurs décennies, ont récemment décidé de dire stop, haut et fort.
Faute d’un minimum de dialogue, ils viennent d’exprimer publiquement leur colère sur deux dossiers importants : le réaménagement des abords de l’église Notre Dame et une nouvelle zone d’activités sur le secteur de Prato.

Nous présentons ci-après le premier de ces dossiers. Le deuxième fera l’objet d’un prochain article.

Réaménagement des abords de l’église Notre Dame : des conséquences sur le stationnement et la circulation qui passent mal !

La place de l’église… devant, derrière et à proximité : c’est le bazar ! Circulation et stationnement anarchiques, conflits piétons-voitures, espace public dégradé, jardin à l’arrière en jachère, trottoirs étroits et dangereux, éclairage public obsolète, mobilier urbain inexistant. Ce lieu emblématique et très fréquenté à l’entrée du centre historique, autour de l’église paroissiale, monument classé depuis… 1840, et délaissé par la municipalité, mérite depuis bien longtemps un réaménagement complet.

D’ailleurs, le maire, conscient que les élections municipales approchent, a pris la décision, sans tambour ni trompette, de mener les choses rondement, quitte à les faire à l’envers et provoquer une levée de boucliers.
Il a d’abord oublié qu’un projet d’intérêt communal doit se préparer dans la concertation la plus large. Mais là, comme d’habitude : aucune réunion publique préalable pour parler des enjeux et du programme. Aucune information du Conseil municipal. Aucun mot dans le bulletin municipal, ni sur le site internet de la ville. Seules deux brèves séances de présentation à quelques riverains puis aux trois commerçants présents sur le secteur, d’un projet technique déjà ficelé, ont fait office de dialogue.

Ensuite, il a oublié volontairement un ancien engagement officiel, essentiel à la réussite du projet, celui d’aménager préalablement, en limite du site, un parc public de stationnement prévu pour accueillir environ 180 places. Un aménagement à réaliser sur un terrain privé en friche, réservé de longue date au Plan d’Urbanisme (POS, puis PLU). Un oubli volontaire, car les propriétaires amis refusent de vendre… et le maire s‘incline. La logique voulait en effet que ce parking de proximité soit mis en service avant de supprimer la quasi-totalité des places de stationnement existantes sur la place et ses abords. Car l’objectif principal du projet de réaménagement, au-delà de la mise en valeur de ce site d’exception, est bien d’en faire disparaitre les voitures.
Face aux bouleversements sur le fonctionnement et la vie du quartier, la réaction des habitants, notamment des habitués des lieux, ne s’est pas fait attendre.

Une pétition réunissant en quelques jours plus de 1 000 signatures a été déposée sur le bureau du maire.

Lors du Conseil municipal du 17 décembre dernier, le groupe « Pernes Dynamique et Solidaire » a interpelé le maire sur ce dossier, exigeant un véritable débat sur le contenu de ce projet d’intérêt communal et demandant que soit rapidement mis en oeuvre une procédure publique conduisant à l’appropriation communale du terrain devant accueillir le projet de parking. Le maire, qui n’avait pas imaginé une telle réaction, a répondu que le réaménagement du secteur n’était pas prévu dans l’immédiat ( !!), qu’aucune subvention n’était acquise, que la concertation se poursuivait, et que rien ne se ferait sans l’accord formel de l’Architecte des Bâtiments de France.

L’information donnée aux riverains, selon laquelle les travaux démarreraient mi-mars, n’est donc plus à l’ordre du jour. Les initiateurs de la pétition, présents en séance, ont apprécié !