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Le maire censure deux associations de protection de l’environnement

Grosse colère de deux présidents d’associations pernoises ces derniers jours lorsqu’ils ont découvert que l’article qu’ils avaient adressé au service communication pour paraître dans le Journal de Pernes, avait été réécrit par le maire, sans avoir été prévenus et surtout sans leur accord. Non parce que l’article était trop long ou malveillant, mais, s’agissant des initiatives menées en matière de réduction des déchets, parce que le maire voulait dire lui-même tout le bien qu’il pensait de l’action municipale.
Le titre initial « Pour une ville plus propre, pour une ville plus belle » est devenu « Recyclons nos déchets pour un meilleur environnement »… évidemment ! 

La Nesque Propre et Cinea 84 sont deux associations locales qui militent depuis de nombreuses années, avec leurs nombreux bénévoles, pour améliorer notre cadre de vie, interpelant régulièrement les autorités sur les multiples agressions portées à l’environnement, multipliant les interventions sur le terrain et proposant des solutions concrètes dans l’intérêt général. Les actions de protection et de nettoyage de la Nesque, ou la lutte contre les dépôts sauvages et l’enfouissement de l’amiante, sont encouragées par une grande majorité de Pernois parce qu’elles contribuent à protéger nos paysages et notre vie quotidienne.

Pourquoi le maire a-t-il pris lui-même la plume pour corriger un texte qui n’avait rien d’agressif, ni ne mettait en cause la municipalité ? Volonté évidente de maîtriser la communication ? Crise d’autorité sur un sujet devenu très sensible pour la population ? Besoin de démontrer que sur ce dossier il n’a rien à se reprocher ? Peu importe. Le résultat est qu’il y a censure et atteinte à la propriété intellectuelle.

Ce comportement inadmissible n’est pas isolé. D’autres associations ont subi et subissent encore ce type de censure, mais ne disent rien, car elles ont peur des représailles qui peuvent prendre la forme d’une réduction de la subvention et des moyens accordés. Difficile d’anticiper sur la réaction des responsables de ces deux associations importantes, mais la parole doit se libérer et tous les adhérents doivent être informés.

Faudra-t-il qu’elles renoncent désormais à communiquer dans le journal de Pernes, se réservant d’autres outils de diffusion tout aussi efficaces, mais respectueux de la parole des associations ? Si toutes celles qui ont été victimes d’une telle censure prenaient cette même décision, les choses pourraient enfin changer. Sinon, il faudra attendre les prochaines élections !