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Entrée de ville : la désolation !

Il y a bien longtemps que l’eau de Pernes ne coule plus au robinet du « Relais des Fontaines », avenue Paul de Vivie, à l’entrée de la commune. Cette ancienne station-service ne rend d’ailleurs plus aucun service aux automobilistes depuis plusieurs années. Mais l’arrêt définitif de l’activité, sans qu’aucun projet ne lui succède, a eu pour conséquence la création d’une véritable verrue qui choque tous ceux, touristes ou non, qui arrivent d’Avignon et de L’Isle sur la Sorgues. , sans que l’état de délabrement dans lequel se trouve désormais le site ne trouble le sommeil, ni la vue, du maire et ses adjoints.

L’image donnée à cette entrée de ville, dont on se plait à vanter la qualité du patrimoine, est déplorable. Bâtiment désaffecté, équipements détériorés, véhicules abandonnés… tout est là pour abîmer le cadre de vie, mais aussi poser des problèmes importants de salubrité et de sécurité.

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Le problème des stations-services désaffectées n’est pas propre à Pernes, on le sait. Le nombre de stations a été en effet divisé par 4 depuis 1980, au détriment des réseaux traditionnels, alors que le parc automobile a doublé. Et les aides publiques d’aides à la mutation des sites ou à la mise aux normes des installations ont disparues. Il n’empêche, il existe une législation qui impose la remise en état, y compris après la cessation d’activité. Pour les sites dont le responsable est défaillant, l’article 43 de la loi du 3 août 2009 prévoit « la mise en oeuvre d’un plan d’actions pour la réhabilitation des stations-services fermées ». En février 2010, les préfets de département ont été tenus de faire l’inventaire des stations-services fermées ayant un impact sur l’environnement. Quelle suite a été donnée ? A priori, aucune, au regard de la situation à Pernes.

Le plus grave, c’est que cette situation ne semble pas perturber le maire et ses adjoints. Alors que le Conseil municipal, il y a déjà quelque temps, était informé de modifications au sein de la société propriétaire, le maire avait répondu aux élus de « Pernes Dynamique et Solidaire », que l’activité initiale devait reprendre et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.

Mais rien ne se passe !

Faut-il faire circuler une pétition parmi la population pour que les choses bougent ?
C’est la responsabilité du maire de saisir les instances préfectorales, à la fois pour faire
respecter la loi, protéger l’environnement, et prévenir de tout risque.