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Effectifs scolaires encore en baisse !

Pourquoi le nier ?

Le nombre d’élèves dans nos écoles Pernoises ne cesse de diminuer. Les chiffres sont là. Mais le maire s’obstine à nier l’évidence, comme il s’obstine à nier la baisse de la population dont les conséquences sont catastrophiques, mettant en cause le sérieux des agents de l’INSEE. Selon lui, le nombre important de permis de construire délivrés et les effectifs scolaires justifieraient un nombre d’habitants plus élevé.
La réalité est toute autre et elle nous est fournie par la ville elle-même dans son bulletin municipal.

Ainsi, les écoles primaires et maternelles de Pernes (publiques et privée avec l’école St Joseph, mais hors l’école des Garrigues qui n’accueille que 14 Pernois), totalisaient, en cette rentrée de septembre, 975 élèves. Ils étaient 995 à la rentrée 2017 et 1020 à celle de 2016. La baisse est significative sur le total des quatre écoles publiques (moins 40 enfants en deux ans et moins 63 enfants depuis 2014 !).
L’école Louis Giraud, en centre-ville, a perdu 15 enfants en deux ans, l’école Jean Moulin, la plus importante, en a perdu 24 dans le même temps et a échappé de peu à une fermeture de classe. Ce sera sûrement pour la rentrée prochaine. L’école Marie Mauron en a perdu 18.
Seule l’école des Valayans maintient ses effectifs (120 enfants) grâce à l’apport des deux communes voisines. Et seule l’école St Joseph (196 enfants) affiche une légère hausse, qui ne compense pas malheureusement la chute des écoles publiques.

Moins 115 élèves en 4 ans au collège Doche !

Au collège Charles Doche, la situation devient véritablement inquiétante : 657 élèves en 2014, 638 en 2016 et … 542 en 2018, soit moins 18 % ! Avec une part d’élèves Pernois qui chute régulièrement, à tel point que la mairie n’a pas donné de chiffre cette année. Ils n’étaient que 440 l’an dernier.

Il faut stopper cette hémorragie !

Tous ces chiffres traduisent l’affaiblissement de la commune, que le maire le reconnaisse ou non. Mais rien n’est inéluctable, même s’il sera difficile d’inverser la tendance du jour au lendemain. Une politique audacieuse de l’habitat doit être mise en place dans le respect des équilibres communaux. Le repli sur soi nous amène dans le mur. Pour seulement conserver le même niveau de population, il faut construire de nouveaux logements, car le nombre moyen de personnes par logement baisse sans cesse. Or, la ville perd régulièrement des habitants et les ménages avec enfants sont de moins en moins nombreux. L’effort doit donc être d’autant plus important.

Les opportunités existent. Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) les a bien identifiées. Mais il faut un peu de courage pour les saisir et les mettre en oeuvre. Malheureusement, la majorité municipale attend toujours que les choses se fassent toutes seules. Aucune initiative. Devant l’immobilisme municipal, les objectifs de constructions nouvelles sont fixés par les services du préfet et, bien sûr, ne sont jamais atteints. Vivement le réveil !