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Contrats aidés : le maire répond

Lors du Conseil municipal du 26 octobre, les élus de « Pernes dynamique et Solidaire » ont demandé au maire de faire le point sur la situation des contrats aidés dans la commune.
Un courrier lui avait été adressé préalablement, lui demandant d’indiquer leur importance et les impacts service par service, y compris dans les établissements dépendant de la commune, compte tenu de la décision de l’Etat.

On rappellera que le gouvernement a supprimé brutalement au niveau national 166 000 contrats, tous secteurs confondus (ils étaient 439 000 fin 2016), et que les premiers touchés sont les services publics, dont l’Education nationale, les administrations territoriales et les associations sportives, culturelles et du domaine social. De très nombreuses collectivités et organisations syndicales ont rapidement manifesté leur opposition à cette décision et continuent de le faire, par des manifestations de rues, la signature de pétitions ou le vote de motions. Compte tenu du silence de la municipalité pernoise, il importait de connaître la réalité communale et la position du maire.

Pierre Gabert a fait part de son opposition à la décision de l’Etat et ses conséquences néfastes pour la commune. Il a indiqué qu’au 1er janvier 2017, la commune employait 38 contrats aidés, pour l’essentiel dans les activités périscolaires, sportives et liées à l’enfance (crèche, …) et que leur coût représentait 46 445 € par mois. Leur financement était assuré pour 25 820 € par l’Etat (soit environ 55 %), et pour 20 625 € par la ville.
Au 1er janvier 2018, à effectifs constants, la dépense totale s’établira, a-t-il dit, à 57 500 €/mois. La suppression des aides de l’Etat se traduira donc par « une participation supplémentaire de la ville de près de 37 000 €/mois, soit environ 450 000 € sur l’année ». Le maire n’a pas précisé si la totalité des emplois serait sauvegardé. Il a simplement indiqué qu’il n’y aurait pas d’impact sur le fonctionnement des services.

Aucune information plus précise n’a été donnée service par service. De même que les conséquences sur les établissements extérieurs n’ont pas été présentées. En réponse à une question des élus de l’opposition, il a seulement été indiqué que le CCAS était concerné par 7 contrats aidés, sans autre précision.
Il semble que le maire de Pernes soit plus préoccupé actuellement par l’impact financier de la mesure que par le fonctionnement des services à la population. Son souci majeur est la préparation du budget communal 2018. Il faudra donc attendre plusieurs semaines pour savoir comment les Pernois vont être pénalisés.

Va-t-il y avoir une nouvelle hausse des impôts communaux ? Le Conseil départemental de Vaucluse va-t-il faire un geste supplémentaire pour aider les communes dans leur politique sociale en faveur des personnes les plus vulnérables, comme vient de le décider le département des Bouches-du Rhône ?