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Christian GROS limite le temps de parole !

Le président des Sorgues du Comtat, Christian GROS, a fait modifier les règles de fonctionnement du Conseil communautaire en limitant le droit d’expression des élus. Ce sera désormais 3 minutes maximum par sujet et 15 minutes au total par séance. Pas vraiment une avancée de la démocratie locale.
Il ne s’est pas caché pour dire que cette nouvelle règle visait directement l’élu d’opposition de Pernes, Robert IGOULEN, qui, selon lui, « en prenait un peu trop à son aise par ses interventions répétées et prenait les séances du Conseil pour une tribune politique ».

Christian GROS n’aime pas la contradiction sur les sujets sensibles

 

L’arrivée des communes de Sorgues et Bédarrides (avec 47 élus communautaires au lieu de 31) a été le prétexte pour modifier le règlement intérieur du Conseil. Mais pas sur n’importe quels articles.
L’article 11 sur « les débats ordinaires » prévoit désormais que « les interventions de chaque conseiller devront être synthétiques et brèves sans dépasser 3 minutes par sujet et 15 minutes pour l’ensemble du Conseil ». De même, l’article 14 sur « les questions orales » indique que « la durée consacrée à cette partie pourra être limitée à 3 minutes par questions ».
Autant dire que tout est fait pour limiter l’expression des conseillers à sa plus simple expression et de faire du Conseil une chambre d’enregistrement. Ces articles sont clairement une atteinte au droit d’expression. Ils corsètent la parole de ceux qui ne sont pas associés aux décisions, c’est-à-dire les élus des minorités municipales… qui ne sont que 5 sur 47 !

Par ailleurs, ces nouvelles règles ne sont pas adaptées aux dossiers majeurs qui posent questions, qui méritent des explications, l’échange, le dialogue, la discussion avec l’ensemble des conseillers. Il en est ainsi du Débat d’Orientations Budgétaires, de la présentation et du vote du budget principal et des nombreux budgets annexes (dont Beaulieu, sujet ô combien sensible !) et de tous les sujets qui sont au coeur des problématiques de notre intercommunalité, comme les déchets, la politique de l’habitat ou prochainement… le projet de territoire.
Les cinq maires ont donc décidé que les remarques et propositions qui pouvaient venir de l’opposition étaient par définition irrecevables. C’était déjà vrai dans le fonctionnement à trois communes.

Il restera à l’élu Pernois, à défaut de pouvoir s’exprimer normalement en Conseil, à utiliser pleinement tous les autres circuits d’information, dont le présent site, le journal « Lever de Rideau » distribué dans 5 000 boites aux lettres, les communiqués de presse et autres droits de réponses dans les médias locaux.