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Baisse de la population : le maire de Pernes définitivement discrédité

Le maire de Pernes ne sait plus quel argument utiliser pour contester les chiffres officiels de l’INSEE qui affichent une baisse importante et régulière de la population communale. Pernes a ainsi perdu 1 180 habitants en 5 ans. C’est considérable et c’est un constat d’échec pour la majorité municipale.
Le chiffre publié début 2019, qui correspond à la situation réelle de 2016, est de 9 566 habitants. En 2011, nous étions 10 746… et en 2006, Pernes comptait exactement 10 706 personnes.

L’explication, nous l’avons déjà dit, est à rechercher dans la situation du logement. Le nombre de résidences principales (occupées de façon quasi permanente) a officiellement diminué de 235 unités. A l’inverse, les résidences secondaires et déclarées comme telles, sont passées en 5 ans de 234 à 336. Et (ce que le maire a du mal à admettre), le nombre de logements vacants, a fait un bond de 40 %. Ils représentent désormais près de 9 % du parc total des logements.
L’INSEE a ainsi recensé sur la commune 425 logements inoccupés. Chacun de nous, pour peu qu’il se balade régulièrement dans les rues de la ville et parcoure nos chemins de campagne, a pu constater les volets fermés et les boites aux lettres surchargées d’un nombre important de maisons, les panneaux « A louer » et « A vendre » apposés sur de nombreuses façades, des maisons en travaux, des appartements momentanément vides qui attendent leurs nouveaux locataires… Les agences immobilières, particulièrement florissantes chez nous, ne démentiront pas.
Mais il n’y a pas que l’INSEE pour faire le constat de la décroissance de la commune. Les chiffres officiels de la construction de logements, qui valent mieux que le nombre de permis de construire avancé par le maire ou celui des inscrits sur les listes électorales, sont alarmants.

C’est le rapport du Programme Local de l’Habitat et notamment son bilan 2012 – 2017 qui le dit. Il y a eu, sur ces 5 années, 320 logements autorisés à Pernes, soit 64 par an. Le programme, approuvé par la commune, en prévoyait 540, c’est-à-dire que l’objectif n’a été réalisé qu’à hauteur de 59 %. Ne parlons pas du programme de logement social réalisé à moins du 19 % de l’objectif fixé. Le constat est clair : le rythme de construction de nouveaux logements n’est pas suffisant pour compenser les phénomènes de décohabitation (baisse du nombre de personnes par logement), d’augmentation des résidences secondaires, de transformation de logements permanents en gîtes touristiques et de hausse des logements vacants alimentée en partie par le niveau élevé des prix de l’immobilier.

Une autre politique de l’habitat est nécessaire pour stopper l’hémorragie

Le Programme Local de l’Habitat en cours sur la période 2018 – 2023 a fixé un objectif de croissance de la population de + 0,9 % par an. Soyons réaliste, la commune qui est actuellement sur un rythme négatif de – 2,1 % par an, aura du mal à l’atteindre, même si un nouvel élan est engagé dès l’an prochain.

Ce nouvel élan suppose une implication forte de la municipalité et des initiatives communales, en allant au-devant de la demande, en développant une offre nouvelle et diversifiée de logements dans le respect de l’organisation actuelle de la ville et de son patrimoine. Ne pas attendre que les promoteurs privés frappent à la porte du maire. Ne pas attendre que le préfet et les services de l’Etat imposent leurs choix. Pernes Dynamique et Solidaire fera connaître dans les prochaines semaines, dans le cadre de la campagne pour les municipales, le détail de son projet d’actions pour l’habitat.