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Accessibilité aux bâtiments publics : le maire a d’autres priorités !

Trop de bâtiments communaux ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite, y compris à de nombreuses personnes âgées. Non seulement notre commune ne respecte pas la loi Handicap de 2005 et les injonctions répétées de la préfecture, mais l’engagement pluriannuel de travaux de mises aux normes, qu’elle a finalement accepté en juillet 2016 devant une mise en demeure de l’Etat, n’est même pas engagé.

Lors du Conseil municipal du 21 juillet 2016, le groupe Pernes Dynamique et Solidaire n’avait pas voulu voter le programme de travaux proposé, au motif qu’il n’était pas à la hauteur des problèmes et des enjeux. Le retard était tel qu’il fallait agir vite et fort, mais le maire avait d’autres priorités d’investissement.

La société ACCESMETRIE venait de réaliser un diagnostic relevant pas moins de 751 obstacles sur les 59 bâtiments publics concernés. Les écoles, le centre culturel, les églises, les musées, les locaux mis à disposition des artisans d’art, les services techniques, la crèche, la halle couverte, et bien d’autres bâtiments ouverts au public… tout avait été expertisé et le résultat avait été sans appel. Un niveau moyen d’accessibilité de 27 % ! Et un coût estimé des travaux de mises aux normes de 1 175 880 €/HT.

La mairie devait se mettre rapidement en règle pour permettre aux Pernois les plus fragiles, mais aussi aux touristes, d’accéder sans danger à l’ensemble de ces équipements. Or, elle a fait l’inverse. Elle a fait le choix d’étaler les travaux sur une longue période, 7 années, préférant mettre l’argent des contribuables dans l’acquisition et la rénovation d’immeubles du centre ancien pour accueillir de nouveaux artisans d’art. Pernes Dynamique et Solidaire avait demandé que l’effort soit concentré sur 5 années, mais le maire a refusé.

Rien n’est fait à ce jour… un comble !

Le budget 2017 prévoyait une première dépense de 150 000 €, mais rien n’a été engagé : le budget a été reporté sur 2018. Et nous venons d’apprendre, à la présentation du compte administratif lors du dernier Conseil municipal, que rien n’a été engagé, non plus, l’an passé. Le maire invoque les difficultés de mise en oeuvre des dossiers et la lenteur des procédures.

Trois années pour préparer les premiers dossiers, avouez que c’est un peu gros !